Contrat tacite des gens qui dorment
Ce texte a été lu à l'antenne, et vous êtes nombreux à réclamer la version écrite.
Il a été reçu la veille par la rédaction, de source non-identifiée, mais peu importe... ICI http://nseo.com/SONS/Jaccepte-110903-924ko-8mns.mp3 , le son (3,6 Mo).
Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous dont voici, dans les grandes lignes, le contenu.
Voici le contrat reconductible par tacite reconduction que vous signez chaque matin en vous réveillant simplement et ne faisant rien
Mes chers amis,
Le 11 septembre marque le triste anniversaire d'une catastrophe hautement symbolique pour l'humanité.
Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :
1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants,
2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,
3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites,
4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients,
5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année,
6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états,
7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale,
8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte,
9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer,
10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,
11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront,
12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie,
13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive,
14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures,
15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes agées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet,
16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous,
17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète,
18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale,
19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts,
20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence,
21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honneteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise,
22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident,
23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives,
24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte,
25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques,
26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants,
27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine,
28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger,
29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent,
30) j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer,
31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux,
32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez,
33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.
Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.
lundi 6 octobre 2008
mardi 30 septembre 2008
lundi 29 septembre 2008
vendredi 26 septembre 2008
lundi 22 septembre 2008
dimanche 21 septembre 2008
Wouter Basson dit Docteur la Mort, ou l’extermination d’une nation
« Les blancs peuvent aujourd’hui dire : je ne savais pas. Mais ils ne pourront jamais dire à nouveau : cela n’a pas eu lieu. » Un des ministres du Congrès national africain (ANC)
La stratégie empruntée par le gouvernement de l’apartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable. Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant l’établissement d’un territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner. Les dirigeants du Freedom Front décidèrent d’employer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs. Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. Le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare. Nom de code : Project Coast. Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et l’un des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie Le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste. Il chargea le docteur Wouter Basson, l’abominable Docteur la Mort, de l’expansion du projet. Celui-ci avança l’idée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.
On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement d’un laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat. On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire. On étudiait aussi la possibilité d’introduire des virus parmi la communauté noire. Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou l’embargo du régime d’apartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, l’Angleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi l’Irak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet.. On peut se demander à quoi servent les traités qu’on nous fait avaler. Le Dr. Basson prévoyait la diffusion d’anthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, d’aldikarb, de thallium, de paroxon et d’un lacrymogène extrêmement puissant. On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que l’ecstasy et le mandrax.
Wouter Basson était médecin dans l’armée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d’une substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de l’anthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !! Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à l’anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.
Ses activités ne furent découvertes qu’en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l’apartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, d’escroquerie et de trafic de drogue. C’est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d’apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs d’accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de l’Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l’usage de la torture par la police. Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l’apartheid qui favorisait l’accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.
Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud n’était que pour endiguer la vague du communisme. Pendant l’emprisonnement de M.Mandela, on l’accuse d’avoir cherché à l’empoisonner mais il se défendit en disant qu’il ne cherchait qu’à le protéger des supposés attaques des membre de l’ANC , qui n’aimait pas Mandela. La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans. Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes. Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de l’Apartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard. Le colonel De Kock, responsable de l’ancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné l’ordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il l’avait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.
La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale. Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça n’avait plus aucun sens. Au chapitre de l’économie, les dirigeants de l’apartheid peuvent se vanter d’avoir gagné le monde des affaires. En Afrique du Sud, on recensait des records d’inégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. L’apartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.
Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle d’un « jour sombre pour l’Afrique ». Durant l’enquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement. Aujourd’hui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à l’Hôpital Académique de Prétoria.
Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. Le sens de la justice n’a ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé d’avoir participé à ces expériences n’ont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement. Qu’est t’il arrivé avec tout l’arsenal chimique qui avait été développé ? De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de l’armée sud-africaine ! Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire qu’on nous balance à grand coup d’encre ne sont nulle autre qu’un façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks d’armes chimiques. Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et l’apartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre l’humanité où figure ceux perpétré par l’Allemagne nazi.
L’Apartheid disculpé
Le Docteur la Mort disculpé
dimanche 8 juin 2003, par Saïd Aït-Hatrit
La Cour d’appel de Bloemfontein a rejeté mardi la révision du procès d’un des plus grands criminels sud-africains sous le régime d’Apartheid : le Docteur Wouter Basson, dit " Docteur la Mort ". Le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques, Project Coast, avait été acquitté le 12 avril 2002 des charges qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès controversé
Le Docteur Wouter Basson, dit " Docteur la Mort ", ne sera pas rejugé. Le 11 avril 2002, le chercheur avait été acquitté des charges de fraudes au fisc, production massive de drogue et de meurtres (46 selon Amnesty International) qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès très controversé. " Un jour sombre pour l’Afrique du sud ", avait commenté Monseigneur Desmond Tutu, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Mardi, la Cour d’appel de Bloemfontein a jugé que le ministère public n’est pas parvenu à prouver la partialité du juge qui a acquitté Basson.
Ce dernier était sous l’Apartheid le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques appelé Project Coast. Un programme qui visait, entre autre, à créer " une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des Noirs. Autrement dit, une arme d’extermination éthniquement sélective ", explique Tristan Mendès-France, journaliste auteur de Dr la Mort : Enquête sur un bioterrorisme d’Etat en Afrique du sud.
Toupet
12 ans après l’abolition de l’Apartheid, ce dénouement prouve que la justice n’est pas prête d’être rendue sur les exactions commises durant cette période de l’histoire sud-africaine. Aujourd’hui, ultime humiliation pour ses victimes, Wouter Basson demande même à être rétabli dans ses fonctions au sein de la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF), dont il a été évincé en 1992. La boucle est bouclée. L’Apartheid est disculpé, peuvent penser les nostalgiques de la doctrine politique.
Durant les trente mois du procès Basson, l’accusation a présenté d’innombrables preuves, constituées de déclarations de plus de 200 témoins et de milliers de pages de documents. Côté défense, un seul témoin : Wouter Basson. Le juge Willie Hartzenberg, qui fit part à de nombreuses reprises de son ennui devant certaines preuves apportées par l’accusation, accordera finalement crédit à la version de l’accusé. La cour conclu notamment que " le ministère public n’avait pas prouvé de manière irréfutable que le Dr Basson avait participé à un complot en vue de fournir des produits dangereux à des agents de l’armée ", explique l’ONG Amnesty International.
Amnistie pour les meurtres
Pour ce qui est des accusations de meurtres, le juge Hartzenberg, nommé sous l’Apartheid, conservateur et controversé, s’était déjà employé à réduire leur nombre. Une de ses premières décisions fut de considérer que le Docteur Basson n’avait pas à répondre des accusations de crimes présumés commis en Namibie, en raison d’une amnistie, concernant les forces de sécurité, proclamée en 1990, à la veille de l’indépendance de ce pays. Le ministère public a bien introduit une requête en vue d’obtenir la récusation du juge pour partialité, mais ce dernier a pris soin de la rejeter.
Les procès qui ont aboutit, par le passé, sont rares, expliquent Amnesty International et Human Rights Watch (Vérité et justice : un processus inachevé, février 2003). Parmi ceux-ci, ont peu citer le procès Eugène de Kock, ancien chef de l’unité secrète de la police basée à Vlakplass, reconnu coupable en août 1996 de six meurtres et de 83 autres crimes. Afin de bénéficier de circonstances atténuantes, l’ancien responsable n’avait pas hésité à faire part à la justice de ses secrets, poussant d’autres policiers à parler et solliciter l’amnistie auprès de la CVR.
" Impunité totale "
Mais ce cas est une exception. En octobre 1996, le procès de l’ancien ministre de la Défense Magnus Malan, de l’ancien chef des services de renseignements militaires et de leurs 18 comparses, pour le massacre en 1987 de 14 membres de la famille d’un dirigeant de l’ANC (African national congress), a débouché sur l’acquittement ou une dispense de peine pour tous les accusés. " L’échec de ce procès, selon Amnesty International et Human Rights Watch, a été l’une des principales raisons pour lesquelles peu d’anciens membres de l’armée ont collaboré avec la CVR. Ces échecs, poursuivent les deux ONG, ont " permis à certaines branches des anciens services de sécurité de bénéficier d’une impunité quasiment totale, pour des violations graves des droits humains ".
La stratégie empruntée par le gouvernement de l’apartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable. Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant l’établissement d’un territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner. Les dirigeants du Freedom Front décidèrent d’employer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs. Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. Le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare. Nom de code : Project Coast. Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et l’un des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie Le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste. Il chargea le docteur Wouter Basson, l’abominable Docteur la Mort, de l’expansion du projet. Celui-ci avança l’idée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.
On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement d’un laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat. On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire. On étudiait aussi la possibilité d’introduire des virus parmi la communauté noire. Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou l’embargo du régime d’apartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, l’Angleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi l’Irak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet.. On peut se demander à quoi servent les traités qu’on nous fait avaler. Le Dr. Basson prévoyait la diffusion d’anthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, d’aldikarb, de thallium, de paroxon et d’un lacrymogène extrêmement puissant. On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que l’ecstasy et le mandrax.
Wouter Basson était médecin dans l’armée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d’une substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de l’anthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !! Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à l’anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.
Ses activités ne furent découvertes qu’en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l’apartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, d’escroquerie et de trafic de drogue. C’est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d’apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs d’accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de l’Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l’usage de la torture par la police. Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l’apartheid qui favorisait l’accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.
Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud n’était que pour endiguer la vague du communisme. Pendant l’emprisonnement de M.Mandela, on l’accuse d’avoir cherché à l’empoisonner mais il se défendit en disant qu’il ne cherchait qu’à le protéger des supposés attaques des membre de l’ANC , qui n’aimait pas Mandela. La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans. Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes. Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de l’Apartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard. Le colonel De Kock, responsable de l’ancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné l’ordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il l’avait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.
La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale. Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça n’avait plus aucun sens. Au chapitre de l’économie, les dirigeants de l’apartheid peuvent se vanter d’avoir gagné le monde des affaires. En Afrique du Sud, on recensait des records d’inégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. L’apartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.
Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle d’un « jour sombre pour l’Afrique ». Durant l’enquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement. Aujourd’hui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à l’Hôpital Académique de Prétoria.
Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. Le sens de la justice n’a ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé d’avoir participé à ces expériences n’ont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement. Qu’est t’il arrivé avec tout l’arsenal chimique qui avait été développé ? De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de l’armée sud-africaine ! Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire qu’on nous balance à grand coup d’encre ne sont nulle autre qu’un façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks d’armes chimiques. Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et l’apartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre l’humanité où figure ceux perpétré par l’Allemagne nazi.
L’Apartheid disculpé
Le Docteur la Mort disculpé
dimanche 8 juin 2003, par Saïd Aït-Hatrit
La Cour d’appel de Bloemfontein a rejeté mardi la révision du procès d’un des plus grands criminels sud-africains sous le régime d’Apartheid : le Docteur Wouter Basson, dit " Docteur la Mort ". Le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques, Project Coast, avait été acquitté le 12 avril 2002 des charges qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès controversé
Le Docteur Wouter Basson, dit " Docteur la Mort ", ne sera pas rejugé. Le 11 avril 2002, le chercheur avait été acquitté des charges de fraudes au fisc, production massive de drogue et de meurtres (46 selon Amnesty International) qui pesaient contre lui, à l’issu d’un procès très controversé. " Un jour sombre pour l’Afrique du sud ", avait commenté Monseigneur Desmond Tutu, président de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Mardi, la Cour d’appel de Bloemfontein a jugé que le ministère public n’est pas parvenu à prouver la partialité du juge qui a acquitté Basson.
Ce dernier était sous l’Apartheid le responsable du programme militaire secret d’armes chimiques et biologiques appelé Project Coast. Un programme qui visait, entre autre, à créer " une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des Noirs. Autrement dit, une arme d’extermination éthniquement sélective ", explique Tristan Mendès-France, journaliste auteur de Dr la Mort : Enquête sur un bioterrorisme d’Etat en Afrique du sud.
Toupet
12 ans après l’abolition de l’Apartheid, ce dénouement prouve que la justice n’est pas prête d’être rendue sur les exactions commises durant cette période de l’histoire sud-africaine. Aujourd’hui, ultime humiliation pour ses victimes, Wouter Basson demande même à être rétabli dans ses fonctions au sein de la Force nationale de défense sud-africaine (SANDF), dont il a été évincé en 1992. La boucle est bouclée. L’Apartheid est disculpé, peuvent penser les nostalgiques de la doctrine politique.
Durant les trente mois du procès Basson, l’accusation a présenté d’innombrables preuves, constituées de déclarations de plus de 200 témoins et de milliers de pages de documents. Côté défense, un seul témoin : Wouter Basson. Le juge Willie Hartzenberg, qui fit part à de nombreuses reprises de son ennui devant certaines preuves apportées par l’accusation, accordera finalement crédit à la version de l’accusé. La cour conclu notamment que " le ministère public n’avait pas prouvé de manière irréfutable que le Dr Basson avait participé à un complot en vue de fournir des produits dangereux à des agents de l’armée ", explique l’ONG Amnesty International.
Amnistie pour les meurtres
Pour ce qui est des accusations de meurtres, le juge Hartzenberg, nommé sous l’Apartheid, conservateur et controversé, s’était déjà employé à réduire leur nombre. Une de ses premières décisions fut de considérer que le Docteur Basson n’avait pas à répondre des accusations de crimes présumés commis en Namibie, en raison d’une amnistie, concernant les forces de sécurité, proclamée en 1990, à la veille de l’indépendance de ce pays. Le ministère public a bien introduit une requête en vue d’obtenir la récusation du juge pour partialité, mais ce dernier a pris soin de la rejeter.
Les procès qui ont aboutit, par le passé, sont rares, expliquent Amnesty International et Human Rights Watch (Vérité et justice : un processus inachevé, février 2003). Parmi ceux-ci, ont peu citer le procès Eugène de Kock, ancien chef de l’unité secrète de la police basée à Vlakplass, reconnu coupable en août 1996 de six meurtres et de 83 autres crimes. Afin de bénéficier de circonstances atténuantes, l’ancien responsable n’avait pas hésité à faire part à la justice de ses secrets, poussant d’autres policiers à parler et solliciter l’amnistie auprès de la CVR.
" Impunité totale "
Mais ce cas est une exception. En octobre 1996, le procès de l’ancien ministre de la Défense Magnus Malan, de l’ancien chef des services de renseignements militaires et de leurs 18 comparses, pour le massacre en 1987 de 14 membres de la famille d’un dirigeant de l’ANC (African national congress), a débouché sur l’acquittement ou une dispense de peine pour tous les accusés. " L’échec de ce procès, selon Amnesty International et Human Rights Watch, a été l’une des principales raisons pour lesquelles peu d’anciens membres de l’armée ont collaboré avec la CVR. Ces échecs, poursuivent les deux ONG, ont " permis à certaines branches des anciens services de sécurité de bénéficier d’une impunité quasiment totale, pour des violations graves des droits humains ".
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